Etudes de français

Les études de français se composent de deux domaines complémentaires, Linguistique et Littérature. La Langue constitue leur base commune.

 

LINGUISTIQUE

Le langage est omniprésent dans les pratiques humaines les plus diversifiées : la discipline de la linguistique en propose une approche scientifique, qui en décrit les fonctionnements, les régularités et les principes.
Les activités de l’équipe de linguistique se déclinent en un cursus de base ouvert sur la variété des modèles et des manifestations du langage, en une formation avancée spécialisée et en un riche programme de recherche.

L’équipe de linguistique offre une formation et des recherches s’intéressant au français dans sa diversité : elle vise à développer un regard analytique sur le français en synchronie et en diachronie, dans ses variétés en Europe et dans le monde, à l’oral interactif et à l’écrit, dans des usages formels et informels, standards et non-standards, en contact avec d’autres langues, que ce soit chez les apprenants, les migrants, les professionnels cosmopolites.
L’équipe se spécialise dans le domaine de la linguistique interactionnelle, qui revisite la grammaire à l’aune de l’interaction sociale – en se penchant sur la façon dont les ressources linguistiques sont à la fois mobilisées et configurées dans leur emploi en interaction. Dans ce champ, le domaine de spécialisation pour laquelle l’équipe est connue internationalement concerne l’étude de la multimodalité de l’interaction sociale (comprenant les diverses composantes linguistiques, telles que la syntaxe, la sémantique, la prosodie, mais aussi les gestes, le regard, les mimiques faciales, les postures du corps, les mouvements, les manipulations d’objets, etc.) et la méthodologie vidéo (enregistrements vidéo dans les situations sociales les plus diverses, de la vie quotidienne aux contextes institutionnels et professionnels). Cette spécialisation s’exprime notamment dans l’enseignement de master et doctorat ainsi que dans les projets de recherche de l’équipe.

 

LITTERATURE

Étudier la littérature française revient d’abord à se confronter à l’une des plus riches traditions culturelles européennes. Les premiers textes remontant au 9e siècle, le cursus permet d’acquérir une vue d’ensemble de l’histoire littéraire du Moyen Age à nos jours, mais aussi d’aborder le développement et l’expansion des littératures francophones dans l’espace et dans le temps, ainsi que l’émergence de productions régionales et nationales variées. Cette dimension historique concerne aussi les genres et l’esthétique littéraires, dont l’organisation, la conception et les enjeux évoluent durant toute cette période. Deuxièmement, la formation passe par l’apprentissage de différents modèles pour décrire et analyser les structures littéraires – soit l’acquisition d’un outillage théorique varié, reposant sur des méthodes et questions telles que la stylistique (ou étude des figures et traits d’écriture), la narratologie (étude des éléments impliqués dans un récit), la poétologie (versification, prosodie, métrique), l’analyse du théâtre, de la notion d’auteur, de l’intertextualité (c’est-à-dire des relations qu’un texte entretient avec d’autres textes), la bibliographie matérielle (ou étude de l’influence des supports d’écriture), la sémiotique (ou étude des différents modes de signification), etc. Un troisième accent est enfin mis sur les rapports que la littérature entretient avec son environnement historique et culturel, qu’il s’agisse de l’histoire sociale, de la politique, des sciences, de la philosophie, des arts visuels, de la musique, etc., dans le sens d’une approche globale.
Chacun de ces pôles est l’occasion de développer des capacités d’expression écrite et orale poussées, relevant de l’essai ou de l’exposé universitaires, mais aussi d’activités comme la traduction, le jeu théâtral, la critique journalistique, etc.

1) Vue d’ensemble de l’histoire de la littérature française
Les études de littérature se répartissent entre littérature ancienne (du Moyen Âge à la fin du Grand Siècle) et littérature moderne (des Lumières à nos jours). Chaque semestre, cours, séminaires et enseignements divers (voyages d’études, ateliers, etc.) approfondissent ces deux versants de la littérature et ouvrent des perspectives nouvelles sur les textes au programme, à travers l'étude d'un auteur, d'un genre ou d'une époque.
 

2) Vue d’ensemble de la critique littéraire
Le développement de la critique littéraire au cours du demi siècle passé nous a transmis de nombreuses méthodes d’analyse, qui ne cessent de se renouveler. Les étudiant(e)s sont constamment invité(e)s à se familiariser avec ces diverses théories, qu’il s’agisse d’outils fondamentaux ou de propositions récentes, afin de les appliquer dans leur propre réflexion.

 
3) Littérature et culture
L’étude de la place de la littérature et de son rôle dans l'espace culturel général fait régulièrement l’objet d’enseignements. Mais cette ouverture est aussi favorisée par :

  • l’accès que les étudiants ont aux recherches menées au sein de l’Institut – qui mettent un accent particulier sur les relations entre littérature et savoir [mettre un lien pour la partie soulignée vers la page recherche].
  • les interactions entre les cours de l’Institut et ceux donnés dans les autres composantes de littérature et de sciences humaines de Bâle (nombreuses possibilités de suivre des cours dits interphilologiques, au sein de ces autres composantes; fréquents ateliers communs, sur des problématiques ainsi abordées du point de vue de la littérature comparée ; workshops réguliers sur la traduction littéraire, l’écriture journalistique, etc.)
  • la possibilité d’assister à de nombreuses conférences en français, confiées à des chercheurs directement invités par l’Institut, ou présents dans le cadre des cycles de conférences organisés dans l’université par la Société d'Études françaises de Bâle (la SEF invite chaque année des personnalités francophones – écrivains, critiques, historiens, politologues, etc. – pour parler de leurs œuvres et leur travail d'écriture lors de conférences publiques).

 

LANGUE

L’accent est mis sur la médiation langagière ainsi que sur le développement de compétences rhétoriques en vue de la rédaction de textes scientifiques et de la présentation orale de thématiques complexes à un niveau universitaire.